Les Missions Etrangères de Paris

Les Missions Etrangères de Paris
"Au revoir!Revenez-nous dans une caisse!"
 Séminaires des Missions Etrangères de Paris

Une semaine après, le 7 octobre 1849, Joseph écrit à ses parents et leur décrit le séminaire des Missions Etrangères. Pour leur rendre les choses plus vivantes, il imagine auprès de lui son père venu le visiter. Il évoque ainsi de façon inattendue ses premières impressions du séminaire, Paris qu'il découvre, les chaleureuses retrouvailles avec son frère Claude, militaire "fourrier" dans la capitale (sous officier chargé du cantonnement et de l'approvisionnement des troupes) et futur zouave en Afrique, et sa soeur Anne-Marie, Soeur Onésime, à Paris depuis 12 ans déjà, religieuse dans une congrégation chargée de l'éducation des jeunes filles des Maisons de la Légion d'honneur créées par Napoléon Bonaparte pour les orphelines de ses armées. Elle est alors rue Barbette mais on la verra aussi dans cette même charge au Château d'Ecouen, puis aux Loges (forêt de Saint-Germain en Laye), avant qu'elle ne parte avec un groupe de religieuses ouvrir des maisons d'éducation en Egypte où elle termina sa vie (un texte lui est consacré).
Joseph passe aux Missions Etrangères 3 ans au cours desquels il est considéré comme l'un des meilleurs élèves (ils sont une quarantaine).
"Venez-vous bientôt? dit-il à l'un de ses anciens condisciples de Besançon. Vous ne sauriez croire comme le régime cette maison irait à votre caractère si ouvert et si joyeux. La vie paraît un peu dure en commençant, mais on y est bien vite fait, et tout le monde est si bon, que c'est un plaisir véritable de se soumettre à une règle dont personne ne semble presser l'application. Si vous amenez quelque camarade avec vous, ce sera mieux encore que de venir seul, mais, pour Dieu ! ne nous amenez pas d'enthousiaste. Son ardeur se refroidirait bien vite derrière les cloisons de nos cellules. Il nous est venu, ces jours derniers, un missionnaire amateur qui ne rêvait que forêts vierges du nouveau monde, hautes herbes des savanes, langage sentimental, grands spectacles de la nature, et autres fariboles tirées de Bernardin de Saint-Pierre ou de Chateaubriand. Quand il a eu passé trois jours dans sa cellule, et goûté notre riz au piment, son enthousiasme était refroidi, il a résolu de rester en Europe!" […]. Il évoque encore quelques aspects de sa vie de séminariste des Missions Etrangères : "Au fond d’un magnifique jardin que la manie des alignements de Paris a jusqu’ici laissé intact, s’élève un oratoire dédié à Marie […]. Avant de rentrer dans sa cellule pour prendre le repos de la nuit, on entre dans la Salle des Martyrs, où sont rangées les châsses contenant les restes glorieux des Borie, des Cornay, des Jaccard, …etc. avec les instruments de leur supplice et des tableaux peints par des témoins oculaires de leurs souffrances et de leur mort". "Notre salon de réception, écrit le jeune missionnaire, n'a ni fauteuils, ni délassants, on dira bientôt que la couleur de ses tentures fut jadis rouge; mais il est tapissé de tenailles, de rotins, de nattes ensanglantées et d'ossements glorieux. Si vous saviez comme on y prie bien, et comme on se sent grandir le courage en présence de ces restes vénérables qui sont ceux de nos devanciers et amis!"

CangueDans une lettre à son frère Charles, datée du 28 octobre 1849, Joseph parle en ces termes de la salle des martyrs: "Tous les soirs (...) après la prière nous passons dans la salle des martyrs. Outre les ossements de Monseigneur Borie, de Monseigneur Gagelin, de Monseigneur Jaccard, déclarés tous trois vénérables, et d'un catéchiste de ce dernier, on y voit des chaînes qui ont été portées par ces martyrs et par d'autres, des cordes qui les ont étranglés, d'autres instruments qui ont servi à leur supplice, à leur sentence de condamnation, et choses de ce genre; mais on y trouve en particulier une cangue portée par Monseigneur Borie. Vous savez que ce sont deux pièces de bois unies par les bouts et au milieu, que cela se porte sur les épaules. Etc. Celle-ci paraît assez lourde; il est vrai que celui qui l'a portée avait près de six pieds de haut, et était, dit on, bien proportionné. Ses ossements témoignent du fait. Cette cangue a donc neuf pieds ou dix pieds de long: les membres sont gros comme de petits brancards, ou plutôt comme une ligne de chariot. On dira : cela peut se porter ? oui très facilement pendant une heure, un jour; mais, pendant des mois et quelques fois pendant des années, sans que cela vous sorte du cou même pour dormir? C'est autre chose, n'est-ce pas?... Les murs de la salle sont garnis des tableaux qui représentent soit les supplices particuliers de quelque missionnaire, soit le mode d'exécution en usage chez les chinois. Lorsque quelqu'un de vous viendra me voir, je le conduirai dans cette salle des martyrs; il ne faudra point qu'il s'effraie à la vue des instruments et tableaux car aujourd'hui il y a peu de missions où l'on puisse espérer verser son sang pour la foi, comme l'on fait un si grand nombre de nos pères dans la Société des Hissions Etrangères."
 

Ci-dessous une scène peinte: le juge, à droite, assis en tailleur, devant lui ses quatre assesseurs. Etendant la main, il demande aux suspect de fouler la croix. Les trois catéchistes vont préférer mourir. C'est pour glorifier leur martyr que le peintre les a grandi par rapport à ceux qui ont obéi. Sur cette scène on distingue bien chaînes et cangues portés par les prisonniers.

Prisonniers avec chaînes et cangues

Si on la visite aujourd'hui avec l'intérêt que donne le recul de l'histoire, cette salle des martyrs et les objets qui s'y trouvent signifient bien plus pour un futur missionnaire du milieu du 19ème: L'acceptation du martyre est partie intégrante de l'idée qu'il a de sa vocation, car mourir pour la foi, c'est autant sauver les âmes des paîens en leur apportant la seule vraie religion qu'assurer son propre salut.

"Les tableaux de la salle des Martyrs, expliquent les notices proposées aujourd'hui aux visiteurs, œuvres de peintres vietnamiens témoins des supplices des martyrs étaient peints sur du papier artisanal collé sur une toile légère. On les roulait pour les envoyer à la procure des missions à Macao, et de là en France, où ils étaient encadrés. Ces matériaux étant assez fragiles, les tableaux donnèrent des signes de détérioration au bout de cent ans, encore que les couleurs soient restées étonnamment fraîches. Au cours des années 1960, les spécialistes des musées nationaux décollèrent le papier de sa toile, et le recollèrent sur du contreplaqué. Ces tableaux sont des documents historiques, non seulement sur les martyrs mais encore sur le peuple vietnamien au siècle dernier. Tous en effet se rapportent aux persécutions du Vietnam (et plus précisément du nord du Vietnam, le Tonkin).
1. C'est dans ce pays qu'il y avait le plus de chrétiens: déjà plusieurs centaines de milliers.
2. C'est au Vietnam que les persécutions ont été les plus violentes. Le premier édit de persécution à outrance de l'empereur Minh-Mang remonte à 1833, alors que l'occupation du port de Tourane par les Français, premier acte de la conquête de l'Indochine, date de 1858, soit 25 ans plus tard.
Ces tableaux peints de façon assez naïve, donnent des détails précis des violences faites aux chrétiens.

Ainsi, la partie supérieure (cliquer sur le lien) du tableau dont nous avons ci-dessus reproduit la frise inférieure, montre les trois catéchistes qui n'ont pas accepté de renier leur foi exécutés par étranglement: Un des bourreaux maintient la corde à l'aide d'un piquet, tandis que plusieurs autres tirent de l'autre côté...D'autres personnages, plus petits que les trois martyrs, sont décapités, ce sont des détenus de droit commun.

Quant au tableau ci-dessous, il représente le martyre de Jean-Charles Cornay, intervenu en 1837. C'est certainement l’un des plus crûment réalistes de la série des tableaux. Il évoque le démembrement du martyr. (Pour agrandir ce tableau, cliquer une 1ère fois pour ouvrir une nouvelle fenêtre, puis une fois pour agrandir. Refermer la fenêtre pour revenir au texte)

 Martyr de M. Cornay

Extraits de la notice du musée:

"Dans l'angle en bas à gauche, un croquis sommaire de la citadelle de Son-Tây, où était détenu JC.Cornay. A l'intérieur du cercle des soldats, à côté de la cage de bambou dans laquelle le martyr était enfermé, deux officiers de justice lisent la sentence impériale: le corps du condamné sera coupé aux articulations de chaque membre, puis le tronc sectionné en long et en large, enfin la tête tranchée. Le texte de cette sentence est également reproduit sur la planchette plantée en terre à côté du corps découpé et des entrailles répandues. En bas du tableau, vers la droite, juste en dehors du cercle des soldats, un mandarin à cheval préside à l'exécution de la sentence, à sa manière : Ce mandarin a le cœur plus tendre que celui de son empereur. Il donne un ordre dans son porte-voix: «Appliquez la sentence, mais coupez la tête d'abord.» A droite, le bourreau tient la tête d'une main. Un de ses aides arrache le foie du tronc ouvert.
Le corps de J-C. Cornay a été découpé sur un tapis rouge. C'était le tapis de l'autel de la chapelle. Raflé par les chrétiens aussitôt l'exécution, il est exposé dans la vitrine de la salle des Martyrs, au-dessous du tableau . (on aperçoit sous les membres épars la fameuse chaîne portée par les prisonniers, avec ses 3 anneaux, l'un pour le cou, les deux autres pour les pieds. La chaîne était souvent portée en même temps que la cangue.)

Les châsses exposées sous les vitrines contiennent les ossements de martyrs. Les chrétiens exhumaient les corps et les mettaient dans la chaux vive, puis les gardaient dans des coffres. Parmi les châsses ainsi conservées et exposées, il y a (aura) celle de Théophane Vénard, le compagnon et ami de Joseph Theurel, parti en même temps que lui des Missions Etrangères et qui le retrouvera au Tonkin occidental."

On voit donc que ceux qui souhaitent partir vers les contrées païennes d'Asie sont mûrement informés des dangers auxquels ils s'exposent, et non seulement en acceptent le risque, mais vont même jusqu'à souhaiter faire partie de ceux qui auront donné leur vie pour leur mission. Avec le recul du temps et les leçons de l'histoire, l'ouverture à d'autres formes de spiritualité que la notre, l'expérience du colonialisme et de ses erreurs, l'exemple des conséquences terribles des fanatismes religieux, quels qu'il soient, nous avons aujourd'hui du mal à concevoir des comportements comme celui que Joseph donnait en exemple dans sa lettre du 16 juillet 1849: "Soyez donc comme la mère d’un certain missionnaire qui, apprenant que son fils serait peut-être bien mis à mort, s’écriait : Que notre famille serait heureuse d’avoir un martyr ! ...et qui ensuite ayant su que son fils avait été en effet martyrisé, alla à l’église rendre grâce à Dieu".
La conviction de Joseph donc, est que le véritable salut n'est acquis qu'à travers le don de soi dans la vie religieuse. Aussi se navre-t-il de voir sa jeune soeur embrasser d'autres projets que la vie religieuse. Il s’en inquiète auprès de sœur Onésime …(extrait du livre de Jean Morey) « "Je crains que Marie-Thérèse ne se fourvoie. Elle va s’engager dans le mariage tandis que Dieu l’appelle à la vie religieuse ; si elle se marie, elle ne fera pas sa volonté." Mais peu de temps après Marie-Thérèse tombait malade et faisait écrire une lettre touchante à son frère qui n’eut pas le temps de lui répondre car la malade mourrait le jour même où il reçut sa lettre (8 mai 1851) Elle avait 17 ans. Joseph, lui, avait 21 ans. Il sera très affecté par cette disparition prématurée d’une sœur dont il avait été très proche. 

Mais voici que déjà, au séminaire, on parle d'une mission pour Joseph au Tonkin : Un directeur dont l’énergie était proverbiale dans la maison, le vénérable M. Charrier […] encourageait le jeune lévite et nous soupçonnons fort qu’il ne fût point étranger à la désignation de M. Theurel pour une des missions les plus recherchées et les plus éprouvées, la mission de Tong-King (orthographe de l'époque).
La congrégation des Missions Étrangères, pas plus que les évêques dans leurs diocèses respectifs, ne permet à ses prêtres de choisir les missions qui leur conviennent. Ce sont les directeurs de Paris, rassemblés en conseil, qui assignent à chacun la portion de la vigne du Seigneur où ils doivent travailler,[…] et nul ne s'aviserait de réclamer contre leur décision, notifiée d’ordinaire quelques semaines avant le départ.
Ce fut le samedi 5 juin 1852 que M. Theurel reçut la consécration sacerdotale, et le lendemain, on lui livra le secret de sa destination. Ses parents désiraient assister à sa première messe. On le crut assez courageux et assez fort pour lui permettre de la célébrer en Franche-Comté, et, trois jours après, il était à Theuley, entouré de sa famille et de ses amis, heureux de le voir à l’autel, mais s’effrayant de le savoir destiné à la plus éprouvée de toutes les missions. Après quatre jours passés dans les larmes autant que dans la joie, le missionnaire s'arrache aux embrassements d’un père et d'une mère qu'il ne devait plus revoir, et court à Reims, où nous le trouvons déjà le 13 juin. Là, une épreuve qu'il n'avait point prévue l'attendait; son frère et parrain, chanoine de Reims, effrayé des dangers qu'allait courir le jeune prêtre, mit tout en œuvre pour le retenir en France, il aurait voulu l'avoir auprès de lui. Le cardinal Gousset en était fort d'avis, et lui aurait immédiatement assigné un poste dans son diocèse. Exhortations, larmes et prières, tout fut mis en œuvre pour (l’) émouvoir. Le jeune missionnaire (…) se jeta en sanglotant dans les bras du chanoine. "Quoi! mon frère, lui dit-il, c'est vous qui me retenez! Et quand on me donne un poste d'honneur, quand on me place au premier rang pour combattre, vous me conseillez la désertion! Vous voulez que je résiste à l'appel de Dieu lui-même! Non, j'irai, quoi qu'il m'en coûte, car je suis appelé." […]

Voici ce qu’il écrit à sa sœur, dès le 23 juin 1852 : "Nous ne savons pas quand nous partirons, nous allons attendre qu’une occasion favorable se présente en France ou en Belgique. J’aurai un compagnon de route jusqu'au Tong-King même où nous nous séparerons. Nous irons en barque et en costume tonquinois, de sorte que je n'aurai pas à traîner la terrible queue chinoise. Mes vêtements consisteront dans un large pantalon et une sorte de blouse avec un turban bleu foncé pour coiffure […] Je suis enchanté…  je ne donnerais pas mon Tong-King pour rien au monde, pas même pour la Corée. La Corée est aussi persécutée, mais elle n'a pas, comme mon Tong-King occidental, 65 prêtres indigènes, 5 séminaires, 270 catéchistes, 469 religieuses et 140 000 chrétiens. Mgr Retord est aussi un évêque incomparable. Enfin, il n'y a pas en Corée cet heureux communisme qui fait régner entre les neuf missionnaires, y compris le Vicaire Apostolique et son coadjuteur, la plus parfaite fraternité. Rien ne peut valoir mon Tong-King."
En attendant son départ, Joseph apprend l’imprimerie : "Je passe à la maison Didot toutes mes soirées." Il apprit à fondre les caractères, composer, mettre en page, encrer, tirer, etc., ce qui le mit à même, plus tard, de diriger une imprimerie et de former lui-même des ouvriers (de Louis XIV à nos jours, les Didot et Firmin Didot formèrent une lignée illustre d’imprimeurs, libraires, érudits, collectionneurs et amateurs d’art; ils ont été les imprimeurs de l’Institut de France jusqu’en 1939).

Aux Missions Etrangères, Joseph s’est lié d’amitié plus particulièrement avec deux autres jeunes qui lui ressemblaient : M. Dallet, de Langres, qui part le premier, pour l’Inde, et Théophane Vénard, qui doit partir avec lui. Ce doit être le 19 septembre. Tous, frères, sœurs et amis lui envoient des lettres  d’adieu dont il conservera comme une relique celle que ses vieux parents lui ont écrite et signée tous les deux d’une main tremblante, qui l’émeut énormément. Quelques jours après, dans une lettre à Onésime, il parle des adieux qu’il lui a faits : "Savez-vous qu’au sortir du château d’Ecouen j’avais bien du mal au cœur… Ce n’était point là, du reste, une première épreuve. Depuis un mois environ je ressentais très vivement mon dernier sacrifice, et, si je vous avais en ce point ouvert mon cœur quand j’étais près de vous, j’aurais fait fendre le vôtre."

La veille du départ, le courrier de Chine apporta au séminaire la nouvelle du martyre de M. Bonnard, décapité au Tong-King Occidental le 1er mai (J.L. Bonnard et Théophane Vénard ont été canonisés par le pape Jean-Paul II le 19 juin 1988, à Rome, parmi 117 martyrs du Vietnam).
"Bien entendu, dit M. Theurel, la nouvelle a été accueillie par tous avec des transports de joie, à plus forte raison par nous qui allons remplacer ceux qui tombent. C’est dans mon Tong-King Occidental qu’est tombé ce nouveau martyr. Au départ, les amis m’ont souhaité son sort, et le dernier mot de M. Charrier a été : Au revoir ! Revenez nous dans une caisse !" C’est ordinairement dans une caisse soigneusement scellée qu’on rapporte les restes des missionnaires mis à mort par les persécuteurs, pour les placer dans la Salle des Martyrs (note de l’auteur du livre).
La scène représentée ci-dessous des obsèques de Jean-Louis Bonnard fut par la suite entreposée dans la salle des martyrs du Séminaire des Missions Etrangères de Paris : 

Obsèques de M. Bonnard, avec Mgr Retord

Extrait de la notice du musée: En bas, à droite, la scène se passe près de Nam Dinh. Jean-Louis Bonnard vient d'être décapité, et les soldats, selon un nouvel édit impérial, vont jeter le corps au fleuve pour le soustraire à la vénération des chrétiens. Un soldat, sur la passerelle de la jonque mandarinale, tient à la main la tête du martyr. Derrière lui, à terre, quatre de ses collègues portent le corps. A gauche de la jonque, des sampans de pêcheurs : en réalité, des chrétiens qui attendent que les soldats tournent le dos pour recueillir le corps et la tête du martyr, qu'ils ramènent au village de Vinh-Tri, quartier général de l'évêque. Tout le reste du tableau représente les obsèques solennelles du martyr. Le corps, revêtu des ornements sacerdotaux, avec la tête rajustée, a été posé sur un lit de parade en présence des étudiants du séminaire. A droite, Mgr Retord, suivi d'un missionnaire et d'un prêtre tonkinois, vient présider la cérémonie. Au fond, décor d'aréquiers et de bambous, comme dans tout village tonkinois. La grande croix marque l'emplacement de la tombe préparée pour le martyr. Voir des détails du tableau.

Lettres de Joseph pendant cette période