ANCETRES PARINGAULT

LES ANCÊTRES
GUYARD-BOBEUF-PARINGAULT

 

Ascendance en image

 

Nous sommes donc toujours parmi les ancêtres de Maurice ALLIOT. Sa grand mère paternelle, Héloïse, maman de René et de Juliette, et femme d'Ernest ALLIOT, était née PARINGAULT. Des Paringault, d'ailleurs, parmi les ancêtres, on en trouve de deux souches, les Paringault de Vraignes, et les Paringault du Hamelle. Ce qui fait par exemple qu'une certaine Séraphine GUYARD, épouse Paringault (de Vraignes), dont on voit ci-dessous le portrait à un âge déjà bien avancé, était fille d'une Paringault de Hamelle.... 

Séraphine Paringault, née Guyard

Les recherches permettent de remonter jusqu’à François GUYARD et Marie-Juliette BLIN (sans dates). Ce sont les parents de François Etienne GUYARD, marié à Marie Catherine PARINGAULT.
Marie Catherine est elle-même la fille d’un Monsieur PARINGAULT, dit le « grand maître du Hamelle » (prénom inconnu). On ne sait rien de la mère de Marie Catherine. Par contre on sait qu’elle a deux frères aînés et une sœur. L’un des frères, Antoine Joseph PARINGAULT, meunier à Berthenicourt (Aisne), aurait eu 24 enfants (mais on ne sait rien de sa femme !!!..) Le second, Louis François Charlemagne PARINGAULT, notaire impérial à Saint Quentin a, comme bienfaiteur de la ville, laissé son nom à divers monuments ou lieux :

  • L’école publique PARINGAULT, 1 rue de la 3ème D.I.M.  
  • A propos de la braderie Saint-Jean de ST QUENTIN, on peut lire sur le site web de la ville : « Le quartier Saint-Jean au nord de la ville vous accueille depuis 16 ans chaque année au mois d’avril dans la rue Kennedy, pour une braderie-brocante. Conjointement à cette manifestation, se déroule la traditionnelle Foire au Boudin, où, durant toute la journée, vous pouvez acheter au mètre du boudin préparé par les charcutiers du cru, ou encore le déguster accompagné de pommes et de frites, lors d’un déjeuner dans la salle Paringault ».
  • Un historien de la ville de ST QUENTIN rapporte qu’en juillet 1895, à l’occasion de la pose de la 1ère pierre d’un monument qui devait être érigé en à la mémoire des Saint-Quentinois qui, en 1557, avaient permis de préserver Paris et de sauver la France, diverses festivités eurent lieu : « Le samedi, retraite aux flambeaux. Le dimanche, 1 800 gymnastes de 32 sociétés, vont évoluer sur le champ de courses, au Moulin Brûlé. On inaugure une plaque sur la maison natale de Paringault, un bienfaiteur de la ville, rue du Palais de Justice (aujourd’hui rue Victor-Basch). La plaque est toujours là, en marbre noir, avec son inscription illisible. L’après-midi, Hanotaux pose la première pierre du monument ».
  • Louis François Charlemagne a aussi sa rue au cœur de Saint-Quentin, entre la place La Fayette et la rue de Baudreuil qui longe le parc des Champs Elysées.
  • Enfin et surtout, la Fontaine Paringault , dominée par le buste du bienfaiteur, représentée ci-dessous:

 La Fontaine Paringault

Victor  PARINGAULT est le fils de Charles Félix PARINGAULT « de VRAIGNES » (petite ville de la Somme), et de Sophie Juliette DEMONCEAUX. 
Victor cultive des terres que son père a acquises à Mézières sur Oise (département de l’Aisne) en 1792. Ces terres étaient des biens nationaux mis en adjudication et vendus aux enchères « à la bougie ». Ces vieux documents ont été conservés. Ils décrivent les biens vendus et la fin de la procédure, lorsque l’extinction de la troisième bougie fait de Charles Félix PARINGAULT le propriétaire du lot pour une somme de 1500 livres (ci dessous pages 1 et 4): La vente a eu lieu le 27 décembre 1792, mais l'acte n'est officiellement enregistré et daté que le 11 ventôse de la deuxième année républicaine, à savoir 11 février 1793

  Adjudication p.1   page 4 

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Quant au contrat de mariage conclu entre Séraphine et Victor PARINGAULT (extrait ci-dessous), il peut nous apporter de précieuses indications sur les liens qui unissent  les nombreux témoins cités dans le document, ainsi que sur les biens que le couple acquiert par cette union. Contrat de Mariage

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Séraphine et Victor PARINGAULT sont appelés par leurs descendants « Papa et maman Yères », diminutif certainement de Mèzières.
Ce sont les parents de Charles Etienne Joseph PARINGAULT (1813-1912), ainsi que d’une fille, Thérèse, et d’un autre garçon également prénommé Victor.
Séraphine, "maman Yères", est décédée en 1883 dans sa 96ème année. 

Parmi les descendants de ces lointains ancêtres, on retrouve le nom de vagues cousins souvent évoqués par les générations qui nous ont précédés : Elisabeth Guyard, épouse Dupuis (sœur de Séraphine), est la grand-mère de Félicie, qui épouse Arnould ROGIER (1829-1911). Leur fils aîné, Charles ROGIER (1860-1913), a une fille, Lise (1895-1964), qui épouse Joseph VIMAL DUMONTEIL (1893-1954). Leur second fils Henry ROGIER (1864-1936), cousin et grand ami de René ALLIOT, a une fille Germaine (1890-1977) qui épouse Georges BOUTIN († 1943). Henry Rogier, assisté de son gendre Georges Boutin,  est devenu célèbre et a fait fortune grâce aux produits pharmaceutiques sortis de ses laboratoires (Uraseptine Rogier, notamment, mais aussi d'autres comme la Kymosine Rogier, qui assure la digestion du lait, le Baume Delacour, contre les crevasses et gerçures du sein ; la Valbornine Rogier, sédatif du système nerveux ; le papier du Dr Balme, antiseptique pour usage externe ; le Suppositoire Pépet, contre la constipation et les hémorroïdes!

 Charles Etienne et Henriette AglaéLa Fontaine de Fontaine NDMais revenons à nos ancêtres directs. Charles Etienne Joseph PARINGAULT, né en 1814, donc, épouse en 1835 Henriette Aglaé DAUTHUILLE. Elle est née le 30 août 1815. Ils s'installent à Fontaine Notre Dame, canton de Saint-Quentin, à l’ouest de Cambrai, dans le Nord. On les appelle « papa et maman de Fontaine ». Ils donneront naissance à Héloïse qui, par son mariage avec Ernest ALLIOT, deviendra la maman de René ALLIOT et donc la grand-mère paternelle de Maurice.
A droite, la fameuse fontaine qui a donné son nom à ce village, patrie picarde de nos ancêtres Paringault-Dauthuille.

Du côté d'Aglaé, grand-mère maternelle de René ALLIOT, arrière grand-mère de Maurice, on s'appelle DAUTHUILLE et on descend par la branche maternelle des BOBEUF.

Deux frères figurent en tête de la branche BOBOEUF : Georges (1758-1840), et Jules, tous deux natifs de Fontaine Notre Dame: Georges BOBEUF, exploite une belle ferme à Fontaine Notre-Dame, la même qu'exploiteront après lui sa petite fille Henriette Aglaé et son mari Charles Etienne Paringault. Georges a épousé une demoiselle Watteau de la Vaugeras. Jules BOBEUF, son frère, est cultivateur à Fervac. Il est allié à la famille PARINGAULT de VRAIGNES (à l’est du département de la Somme). Jules aura un fils, César, notaire à Clary.

La photo de famille ci-dessous a été prise dans cette ferme de Fontaine ND dont Henriette Aglaé a hérité de son grand-père Georges Bobeuf: Si l'on en croit les informations notées au dos de cette photo, sans doute par René Alliot, on aperçevrait, de gauche à droite, la jeune Marcelle Rol, petite fille d'Héloïse, par Juliette (Rol). et on devine à ses côté les silhouettes de Jean et de Jeanne Dauthuille (épouse d'Albert Sénéchal). dans le groupe plus proche, on a, à gauche, "Maman de Fontaine, soit, Henriette-Aglaé Paringault, de dos, Héloïse, sa fille, épouse d'Ernest Alliot, de dos Frédéric Dauthuille, cousin germain d'Héloïse, et enfin, à droite, de profil, Marie Alliot, épouse de René Alliot.

 

A la ferme  Fontaine ND- ruines

Sur la photo de droite, prise sur les ruines du château de Fontaine Notre Dame, il y aurait à gauche de la photo, assise dans les ruines, Jeanne Rol, debout plus bas, Mme Alliot (Héloïse?), puis debout au centre, Jeanne Dauthuille et à ses pieds Marcelle Rol, et enfin à droite Jean Dauthuille.

Georges BOBOEUF et sa femme ont au moins 6 enfants : un fils aîné, célibataire, puis Honorine Henriette, qui épouse en 1814 Philippe Frédéric DAUTHUILLE, fermier à RIBEMONT, puis Philippe, resté sans enfants, et trois autres filles dont la dernière a épousé Napoléon COCU, de la Vaugeras.

Henriette Aglaé DAUTHUILLE, née de l’union de Frédéric DAUTHUILLE et de Henriette BOBOEUF, a un frère, Philippe Louis Célestin DAUTHUILLE, marié à Sophie COPRENET. Le couple est  lui aussi établi à RIBEMONT, où il exploite une ferme. Louis Célestin est amené un jour à plaider en faveur des deux frères de sa femme, l’un curé insermenté venant dire sa messe chez son frère, dans la bergerie, l’autre fermier à Ribemont. Tous deux ont des démêlés avec St JUST , alors à Saint-Quentin, et ont été arrêtés, puis laissés libres grâce à la plaidoirie de Louis Célestin. Saint-Just est un révolutionnaire qui s’est distingué par son intransigeance (on l’a surnommé « l’archange de la terreur ». Elu député de l’Aisne en 1792, il est guillotiné avec les principaux partisans de Robespierre le 10 thermidor 1794 (28 juillet 1794). Ces dates laissent supposer que Louis Célestin ait eu l'âge de plaider en 1792

Louis Célestin DAUTHUILLE et Sophie COPRENET ont eu un fils unique, Louis Frédéric DAUTHUILLE, marié à une certaine Eugénie. Ils ont eu 3 enfants: Eugène DAUTHUILLE, l'aîné, Jean DAUTHUILLE (photos ci-dessus), le dernier, et entre les deux une  fille, Jeanne DAUTHUILLE, née en 1888 et décédée en 1942 (photos ci-dessus) qui a épousé Albert SÉNÉCHAL (à voir ci-dessous, 4 photos du mariage, vers 1908).

Sous les liens ci-après, des photos du mariage de Jeanne Dauthuille et d'Albert Sénéchal (date?) à Ribemont:
Jeanne au bras de son père Louis Frédéric Dauthuille (à l'entrée de l'église);
Jeanne sortant de l'église au bras de son époux Albert Sénéchal;
Les mariés posant devant la propriété familiale.
photo de groupe prise le même jour
(Maurice pose au fond à droite de la photo, sa mère Marie Alliot-Verstraët est la 4e à partir de la droite. )

Les SÉNÉCHAL à leur tour ont eu 2 fils, Robert et André. La famille ALLIOT a conservé des liens très étroits avec eux, et Albert, puis son second fils André, ont joué comme médecins un rôle important auprès des descendants de la branche ALLIOT dans des moments critiques.

Sous ce lien, on retrouve l'origine généalogique des personnes (Rogier, Vimal du Monteil, Boutin, Sénéchal, etc) souvent mentionnées dans les récits et documents qui alimentent ce site.

En 1835, à Fontaine Notre Dame, Henriette Aglaé DAUTHUILLE a donc épousé Charles Etienne PARINGAULT (Papa et Maman de Fontaine)

  1. Leur fille aînée, Héloïse, née le 14 avril 1836 († le 29 novembre 1926), épouse le 30 septembre 1856 Ernest ALLIOT (né en 1823, † en septembre 1889).
  2. Aglaé, la seconde, née en 1837, épouse Aimable HONORÉ.
  3. Charles, Victor, Frédéric, Georges, né en 1839 († le 15 février 1912), épouse Cornélie ALLIOT (pas de lien avec la famille Ernest ALLIOT ?). Veuf assez tôt et sans enfant, Charles sera longtemps maire de Fontaine Notre Dame. C'est lui "l'Oncle Paringault" souvent évoqué par René ALLIOT et par son fils Maurice.
  4. Blanche, née en 1849, épouse en 1871 Albert DUPUIS (pas de photo).

    Ernest    Héloïse   Aglaé et Aimable Honoré

Charles et Cornélie    

Ci-dessus en haut de gauche à droite Ernest Alliot, sa femme Eloïse Paringault, la soeur de celle-ci, Aglaé et son mari Aimable Honoré, et en dessous, Charles Paringault et sa femme Cornélie Alliot (sans lien de parenté avec Ernest). Nous n'avons pas de photo de Blanche Paringault ni de son époux Albert Dupuis.     

A propos de l'Oncle Paringault, plusieurs anecdotes illustrent le propos. René Alliot voyait beaucoup cet oncle, frère de sa mère, qui était d'ailleurs devenu le maire de Fontaine-Notre Dame, petite ville de l'Aisne dont il a sa vie durant été le bienfaiteur. « Aujourd’hui", écrit-il à sa soeur Juliette en 1875, alors qu'il est pensionnaire à saint-Quentin, "j’ai vu mon oncle Paringault. Il m’a dit que papa de Fontaine  allait beaucoup mieux, on lui permet 4 bouillons par jour et même un biscuit. Il est probable que quand je viendrai à Fontaine le 1er août il commencera à se lever… » Maurice enfant allait lui aussi rendre visite à ce grand-oncle, pendant ses séjour à Bohain chez ses grand-parents (Ernest et Héloïse): Un jour, il s'y rendit "à bicyclette". L'oncle en peine après la mort de son curé, ne pouvait plus faire sa partie de dames quotidienne! Maurice la fît, ce jour-là... et fut invité à souper...vers 16 heures! Mais cela l'entraîna à être en retard à Bohain pour le dîner chez "Bonne-maman" qui n'acceptait pas cela. Quel fut l'étonnement de celle-ci que ses reproches se heurtent à "...mais, j'ai dîné chez mon oncle!!!" Du coup, arguant du fait que le trajet à bicyclette creuse l'appétit des jeunes, Maurice eut le droit de s'asseoir à table.
Charles, l'Oncle Paringault, est mort le 15 février 1912.

Les tombes de ces ancêtres sont-elles encore repérables aujourd'hui? On peut en douter... mais quand Maurice et Suzanne s'en inquiétaient, on savait que celles de "maman Yères" (Séraphine Guyard-paringault) et "maman de Fontaine", de l'oncle Pringault, frère d'Héloïse et de sa femme Cornélie Alliot, étaient bien là, autour de l'église de Fontaine Notre-Dame, même si les inscriptions en étaient à peu près illisibles.
René Alliot avait d'ailleurs noté que les "tombes à entretenir" étaient les "tombes Bobeuf - Paringault et Paringault - Alliot. Voir Mr Hennequin, garde-champêtres à Fontaine-Notre Dame. Ecrit le 26 nov 1926" Suzanne a ajouté sur la même feuille: "Tombe Paringault-Alliot dans le cimetière près de l'église, à gauche en regardant le portail de l'église, une d'elle étant légèrement en avant du portail, l'autre un peu en arrière."